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Les abattages à la ferme ne seraient-ils pas une bonne solution ?

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Même si l'abattage à la ferme évite aux animaux le stress du transport, ils sont de toutes façons tués contre leur gré.

Anne-Marie Vanelle, présidente de la section alimentation et santé du Conseil général de l'alimentation, de l'agriculture et des espaces ruraux (CGAAER) a rappelé* que "on ne peut cependant jamais éviter complètement le stress et la souffrance des animaux".

Quelles que soient leurs conditions d'abattage, où qu'il se déroule, ils sont ainsi brutalement privés de leur vie pour un produit qui ne nous est aucunement nécessaire pour vivre.

Nous sommes bien sûr conscients que les choses changent petit à petit, nous soutenons donc des changements qui peuvent aller dans le sens d'un recul de la cruauté envers les animaux et d'une meilleure considération de ces derniers.

Le retour à des pratiques d'antan ou l'abattage à la ferme ne garantissent pas un recul de cette cruauté comme l'a rappelé Florence Burgat lors de son audition devant la Commission d'enquête sur les conditions d'abattage des animaux de boucherie :

Au fil de nos enquêtes, dans le rapport de cette Commission d'enquête et ceux de l'Office alimentaire et vétérinaire européen, dans les inspections réalisées en avril 2016 par le ministère de l'agriculture, les carences des services vétérinaires ont été mises en lumière. Tuer les animaux à la ferme rendrait les contrôles encore plus difficiles.

Nous souhaitons que les animaux soient reconnus pour ce qu'ils sont : des êtres doués de sensibilité qui ont leur propre intérêt à vivre leur vie.

Une société qui prendrait réellement en compte les animaux est une société qui ne les tuerait pas alors que notre vie n'est en aucun cas en danger. C'est pourquoi, nous développons et encourageons les alternatives, par exemple à travers nos sites Vegan Pratique ou VegOresto.


* Mission commune d’information sur la filière viande au Sénat (2013) :

« La notion de souffrance évitable renvoie aux conditions d'attente en bouverie, au bon fonctionnement du matériel, ou encore à la qualité de la formation des agents qui procèdent à la mise à mort. Il s'agit d'un ensemble de choses qui doivent être vérifiées aussi bien pour un abattage traditionnel que pour un abattage rituel. Malgré toutes ces précautions, on ne peut cependant jamais éviter complètement le stress et la souffrance des animaux. »

Mme Anne-Marie Vanelle, présidente de la section alimentation et santé du Conseil général de l'alimentation, de l'agriculture et des espaces ruraux (CGAAER)

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