Avant que les autorités compétentes ne rendent leurs décisions (le maire pour le permis de construire, le préfet pour l’autorisation d’exploiter), de nombreuses actions peuvent être engagées.
Elles permettent de rendre l’opposition visible, crédible et impossible à ignorer.
Les actions en ligne
Écrire à la préfecture
Les dossiers de demande d’exploitation soumis aux régimes d’enregistrement et d’autorisation permettent aux riverains d’exprimer par écrit leur opposition au projet, sous la forme d’ « observations », pendant la phase de consultation du public ou l’enquête publique.
Plus la mobilisation locale est forte, plus les chances de stopper le projet augmentent.
NB: Les informations ci-après sont susceptibles d’évoluer et d’être changées en fonction des modifications de la réglementation. Il est donc important de vérifier les dispositions applicables en vigueur avant notamment d’envisager un recours. En outre, il s’agit d’informations générales, des dérogations ou obligations complémentaires peuvent s’appliquer en fonction de la spécificité du projet. Compte tenu de la complexité des règles applicables, il est conseillé de vous rapprocher d’un avocat spécialisé si vous envisagez un recours.
Interpeller les politiques
La cause animale et la protection de l’environnement s’imposent progressivement comme des enjeux politiques majeurs. Les responsables politiques prennent de plus en plus en compte les attentes citoyennes.
Nous vous encourageons à interpeller les responsables publics de votre commune, de votre département ou de votre région, ainsi que les parlementaires et les ministres. Informez-les de l’existence du projet et invitez-les à se positionner clairement aux côtés de l’opposition.
Trouver les personnalités politiques
Afin de connaître les prises de positions des politiques sur la condition animale, vous pouvez consulter notre site Internet Politique&Animaux.
Diffuser une pétition
La pétition est un bon moyen de faire connaître son opposition et de fédérer un maximum de personnes. En effet, d’après un récent sondage, 88 % des Françaises et des Français interrogés se sont déclarés opposés à l’élevage intensif et pour 94 %, il est important de protéger les animaux d’élevage (sondage YouGov pour L214).
Une pétition peut facilement récolter quelques centaines de signatures si elle est diffusée localement en version papier, et des milliers de signatures si elle est diffusée en ligne.
Elle devient alors un argument de poids.
Une pétition peut être remise en main propre (en version PDF si elle a été mise en ligne, ou manuscrite si elle a été réalisée sur papier). Il est conseillé de le faire avant que les décisions ne soient rendues.
Une pétition est également un bon outil à communiquer aux journalistes.
Les destinataires
La pétition est rédigée à l’attention d’une personne décideuse, en charge d’autoriser ou non le projet : la personne maire et/ou préfet. Elle peut également être adressée au ministre de la Transition écologique et solidaire afin de l’alerter sur le problème.
Le titre
Choisissez un titre court qui renseigne immédiatement sur le projet.
Exemples :
- Non à l’élevage de 1 008 cochons à Durmignat
- Non au poulailler industriel de Bressolles !
- Stop à l’extension de la ferme des 1 000 vaches en Normandie
La photo
Le visuel d’une pétition joue un rôle important : vous pouvez montrer les animaux en situation dans des élevages équivalents.
Vous pouvez utiliser les visuels suivants :
Les cochons – Les poulets – Les poules – Les vaches et les veaux – Les lapins – Les poissons – Les cailles
Les images de L214 (photos et vidéos) peuvent être utilisées et diffusées librement et gratuitement selon les termes de la Creative Commons Paternité 3.0 Unported License.
Le texte
Une pétition doit être factuelle et faire état des différents points montrant votre opposition au projet. Avant de rédiger votre pétition, prenez connaissance du dossier de l’exploitant, accessible sur le site de la préfecture de votre département.
Parlez concrètement du projet, contextualisez, donnez des chiffres (nombre d’animaux à l’instant T, à l’année, nombre d’animaux par m2…)
Donnez les sources des informations que vous transmettrez. Les faits que vous mentionnez doivent être vérifiables.
Ne rédigez pas un texte trop long qui risquerait de faire décrocher les lecteurs.
Le suivi
Les personnes qui ont signé souhaitent être informées des suites du projet.
En publiant des mises à jour, vous pouvez :
- les remercier quand un nombre de signataires vous semble satisfaisant,
- les informer des suites de votre démarche : rencontre avec les personnes décideuses, maire ou préfet, annulation ou poursuite du projet…
Exemples de pétitions
Vous pouvez vous inspirer de pétitions existantes. Si chaque dossier d’élevage est différent, des points se recoupent néanmoins : misère animale, impacts sanitaires et environnementaux…
Contacter les médias locaux
Presse papier ou en ligne, radio, télévision : les médias locaux permettent d’informer un public très large, à l’échelle de la commune, du département ou de la région.
Chaque média a son propre positionnement, parfois une spécialité. Il est donc essentiel de bien cibler ceux susceptibles de relayer votre action, en priorité les médias couvrant l’actualité locale et les sujets de société.
Pour informer les journalistes, le communiqué de presse est l’outil clé.
Son objectif est simple : leur faire connaître le dossier et/ou l’organisation de vos actions afin qu’ils relaient l’information.
Un communiqué de presse s’envoie par email, quelques jours avant votre événement ou immédiatement en réaction à une actualité (par exemple une déclaration de la personne maire, préfète, ou de la personne éleveuse). Votre texte peut être directement placé dans le corps du message.
Écrivez aux journalistes de manière individualisée. Si un contact a déjà eu lieu, mentionnez-le. Soignez l’objet du mail : les rédactions reçoivent de très nombreux messages, il doit être clair, factuel et précis.
À savoir : lorsque c’est possible, privilégiez un envoi en semaine, suffisamment tôt pour permettre un traitement en conférence de rédaction. Les jours les plus favorables sont le mardi, le mercredi et le jeudi, soit tôt le matin (avant 8 h), soit entre 11 h et 13 h.
À savoir : lorsque c’est possible, il est préférable d’envoyer les communiqués de presse en semaine, suffisamment tôt pour que les journalistes puissent en parler en conférence de rédaction. Les meilleurs jours pour l’envoi d’un communiqué sont les mardis, mercredis et jeudis, soit tôt le matin (avant 8 h), soit entre 11 h et 13 h.
Les journalistes sont des personnes très sollicitées. Une relance téléphonique peut faire la différence.
Parlez-en autour de vous ! Une personne que vous connaissez a peut-être déjà un carnet d’adresses et pourra vous le partager.
Les sites Internet des médias donnent généralement des listes de coordonnées. Vous pouvez également contacter les médias de votre région et demander à parler à la rédaction. Vous pourrez ainsi faire part de votre mobilisation de vive voix et demander une adresse e-mail pour envoyer vos informations complémentaires, ainsi que vos coordonnées pour qu’on vous recontacte le cas échéant.
Beaucoup de journalistes et de médias sont aujourd’hui présents sur les réseaux sociaux, notamment Twitter. N’hésitez pas à créer un compte pour votre association et à y diffuser les informations, événements ou actions qui peuvent les intéresser.
En savoir plus sur l’utilisation de Twitter pour vos actions.
Constituez ensuite un fichier presse et tenez-le à jour. Il pourra servir pour toutes les actions que vous entreprendrez et que vous souhaiterez médiatiser.
Le communiqué de presse doit être précis, concis et aller droit au but afin de faciliter la lecture et la compréhension de l’information.
Il doit donc s’agir d’un texte court et sans artifice : les phrases doivent être simples et claires, les données et faits sourcés. Évitez un ton trop militant, un communiqué de presse n’est pas un tract.
Mentions : Communiqué de presse, date, logo de votre association
Ajoutez-les en haut de votre document.
Le titre
En un coup d’œil, la personne journaliste doit savoir de quoi il s’agit.
Introduction
Généralement, les communiqués de presse sont composés, en premier lieu, d’un encadré comprenant les éléments essentiels. La pertinence est primordiale. C’est l’encadré qui va susciter l’intérêt d’une personne journaliste sur la question. Il est recommandé de travailler les deux tiers du temps à sa rédaction. Il doit répondre aux questions suivantes : qui, quoi, quand, où, pourquoi.
Développement
Rédigez quelques paragraphes explicatifs sur le sujet, ajoutez des liens utiles pour contextualiser/développer, notez les sources, mettez des visuels à disposition des journalistes. Utilisez des phrases courtes. Donnez des chiffres importants et mémorisables.
Contact presse
Mettez les coordonnées téléphoniques des personnes qui répondront aux journalistes.
À propos
Renseignez les journalistes sur votre association : son objectif, ses actions.
Exemples de communiqués de presse
Utiliser les réseaux sociaux
Aujourd’hui, les réseaux sociaux représentent un outil incontournable pour mobiliser. Facebook, Twitter ou encore Instagram peuvent vous accompagner pour faire connaître votre opposition, récolter des signatures et interpeller les personnes élues.
La création d’une page Facebook dédiée à votre cause vous permettra de partager des informations, des vidéos et des photos de vos actions.
Voici des exemples de pages :
- Collectif des opposants à la porcherie industrielle de Barrais-Bussolles
- Non au poulailler industriel de Noiron sur Bèze
- Stop à l’élevage intensif près d’Aigueparse
Faites grossir le nombre de vos soutiens en invitant vos proches à aimer la page et en leur proposant de faire de même ! Ces personnes pourront ainsi être informées de vos publications et les partager.
Vous n’avez pas de compte Facebook ? Inscrivez-vous ici. Créer un compte est simple et gratuit.
Grâce aux tweets (messages), Twitter vous permettra de diffuser de l’information, mais également d’interpeller les personnes décideuses. Un bon moyen d’attirer l’attention !
Twitter est un réseau social très utilisé par les journalistes et les personnalités politiques que l’on peut facilement interpeller en utilisant leur tag.
Vous pouvez trouver les contacts des personnalités politiques de votre région sur la page Politique & Animaux.
En plus du texte, il est possible sur Twitter d’utiliser :
Le hashtag
Un hashtag est un mot-clé cliquable. Il est composé du signe typographique croisillon auquel sont accolés un ou plusieurs mots.
Ex : #StopElevageIntensif #poulets #cochons
Les hashtags permettent aux publications d’être « taguées » (« étiquetées ») ou encore « classées » autour d’une thématique (expression-clé) particulière, afin d’être plus facilement trouvables au sein des moteurs de recherche.
Utiliser un hashtag permettra de donner de la visibilité à votre publication.
La mention
Elle est représentée par @ suivi du nom d’un compte Twitter. Le compte ainsi tagué reçoit une notification. Quand les internautes cliquent sur cette mention, ils accèdent directement à ce compte.
Si vous mettez une mention avec le compte Twitter d’une mairie ou d’une préfecture, elles en seront averties par une notification.
Les liens Internet
Vous souhaitez inclure le lien de votre pétition ? Il suffit de coller l’URL de la page de votre pétition dans le tweet.
Le retweet
Les internautes qui retweeteront (partageront) votre tweet donneront davantage de visibilité à votre publication.
Exemple de tweet :
Un nouveau projet de porcherie industrielle menace de voir le jour à #Tronget dans l’Allier. Ensemble, interpellons la @Prefet03 sur l’absurdité de ce projet en signant et en retweetant la pétition. Merci ! #StopElevageIntensif + URL de la pétition
Les tweets sont limités à 280 caractères. Ils doivent donc être courts et impactant. Des posts plus longs sont désormais autorisés, ils peuvent compter jusqu’à 4 000 caractères.
Vous n’avez pas de compte Twitter ? Inscrivez-vous ici. Créer un compte est simple et gratuit.
Les actions de terrain
S'associer
S’opposer à un projet d’élevage intensif demande du temps, de la patience et de l’énergie. S’associer avec des personnes riveraines de la commune – ou avec d’autres personnes vivant à proximité du projet – permet de mutualiser les forces et de mettre à profit les compétences de chacun.
Vous venez d’avoir connaissance d’un projet d’élevage intensif près de chez vous ? Parlez-en aux personnes habitant la commune : porte à porte ou tracts dans les boîtes aux lettres sont des moyens que vous pouvez utiliser pour diffuser l’information afin de rassembler un maximum de personnes.
Vous souhaitez faciliter l’organisation liée à votre opposition ? Créez une association spécifique à votre lutte et adaptez les statuts à votre projet.
Créer une association présente plusieurs avantages concrets :
- rassembler les personnes riveraines sous un même statut juridique, ce qui permet, si nécessaire, de déposer un recours devant le tribunal administratif non pas à titre individuel, mais en tant que personne morale ;
- financer des démarches juridiques grâce à la mutualisation des ressources, notamment via les adhésions et les dons.
Dans la majorité des cas, l’association loi 1901 est préconisée. Il s’agit d’une association à but non lucratif régie par la loi du 1er juillet 1901. Si vous habitez en Alsace-Moselle, vous dépendrez du régime des associations loi 1908 mais cela très similaire.
Une attention particulière devra être portée sur deux points :
- l’objet de l’association : l’objet statutaire sert à définir les différentes activités qui pourront être exercées par l’association. Il doit porter sur la défense d’intérêts pour lesquels l’exploitation de l’installation est susceptible d’être préjudiciable. En plus d’être détaillé, l’objet social doit également être précis ;
- le champ d’intervention géographique de l’association : il doit être précis et limité à un territoire donné.
Attention :
- En droit de l’urbanisme (permis de construire, déclaration préalable etc.), il est impératif d’avoir déposé les statuts en préfecture au moins un an avant l’affichage en mairie de la demande de permis de construire que vous souhaitez contester, à défaut votre recours en tant qu’association sera irrecevable. Dans ce cas, il faudra privilégier un recours au nom des personnes physiques si elles sont en mesure de justifier de leur intérêt à agir (L 600-1-1 du Code de l’urbanisme) : « Une association n’est recevable à agir contre une décision relative à l’occupation ou l’utilisation des sols que si le dépôt des statuts de l’association en préfecture est intervenu au moins un an avant l’affichage en mairie de la demande de la personne pétitionnaire »).
Deux personnes, de plus de 16 ans, suffisent à créer une association loi 1901, 7 personnes dans le cas d’une association loi 1908 (réservée aux associations ayant leur siège dans l’un de ces trois départements : Haut-Rhin, Bas-Rhin et Moselle).
Les étapes pour la création d’une association :
- choisir le siège social. Les courriers seront reçus à l’adresse mentionnée. Cette adresse sera rattachée à la préfecture ou sous-préfecture dont dépend l’association ;
- rédiger les statuts. L’objet d’une association de riverains et riveraines ne doit pas être trop vague. Il est important de mentionner que la structure juridique vise, entre autres, à protéger la qualité de vie de ses membres et de préciser strictement le cadre. Les statuts doivent également désigner la personne qui représentera l’association si cette dernière mène une action en justice .
- désigner une personne présidente et une personne trésorière. Une personne secrétaire sera également utile pour la gestion et l’administration. Ces dernières pourront alors tenir une réunion de conseil d’administration afin de désigner, le cas échéant (si les statuts prévoient l’existence d’un bureau), les membres du bureau qui seront chargés d’effectuer les premières démarches, comme la déclaration de l’association et, si besoin, l’ouverture d’un compte bancaire ;
- effectuer la déclaration à la préfecture ou la sous-préfecture soit en ligne, soit par les formulaires Cerfa n° 13973-04 relatif à la déclaration de création et Cerfa n° 13971-03 relatif à la liste des dirigeants. Il faudra également fournir les statuts rédigés de l’association et le procès-verbal de l’Assemblée générale constitutive.
Une fois les documents reçus, la préfecture se chargera de rendre un avis positif ou négatif. Si l’avis est négatif (lettre de rejet), il faudra alors recommencer la déclaration en suivant les remarques faites par la préfecture. Si l’avis est positif, vous recevrez un récépissé de déclaration d’association. Vous pourrez alors commencer légalement vos activités associatives.
C’est la préfecture qui se chargera d’émettre une demande de publication au Journal officiel. Cette démarche est gratuite depuis le 1er janvier 2020.
En savoir plus : associations.gouv.fr.
D’autres associations locales pourront vous faire profiter de leur expérience et vous accompagner dans vos actions de terrain : associations de défense des animaux, associations pour l’environnement, associations de consommateurs, certains syndicats agricoles. Comment les trouver ? Renseignez-vous sur Internet, auprès de votre mairie ou de la préfecture de votre département.
Partout en France, des associations se battent contre des projets similaires d’élevages intensifs. Elles pourront partager leurs expériences, vous donner des conseils et vous orienter.
- Association Bien vivre dans le Gers ;
- France Nature Environnement, page nationale (FNE est également composée de 37 associations territoriales) ;
- Collectif Plein Air (impliqué dans la lutte contre l’élevage intensif et a monté un dossier contre le développement d’un élevage industriel de poules) ;
- Association Bon vent (a été mobilisée localement contre un élevage intensif de poulets) ;
- AIVES (Association InterVillage pour un Environnement Sain)
- Eau et Rivières de Bretagne ;
- ASEC (Association de Sauvegarde de l’Environnement de Charbuy, a gagné une procédure juridique contre un élevage intentif de poulets) ;
- FLANER (Flandre Lys Alloeu Nature et Environnement Respectés, association qui lutte contre des projets d’élevages intensifs dans le Nord).
Organiser une manifestation
Une manifestation donne de la visibilité à votre opposition en transmettant des informations au public, aux médias, aux personnes décideuses chargées de donner les autorisations pour le projet. Elle peut également permettre de rallier un maximum de monde à votre cause.
Toute manifestation sur la voie publique est soumise à déclaration préalable au moins 3 jours francs et au maximum 15 jours francs avant la date de la manifestation.
Si vous souhaitez installer des stands, votre manifestation requiert l’occupation du domaine public et doit faire l’objet d’une déclaration en mairie et/ou en préfecture.
Cette déclaration doit comporter :
- les nom, prénom, adresse (et moyens de contact : numéro de téléphone, adresse électronique) des personnes organisatrices de la manifestation (trois personnes minimum obligatoire résidant dans le département) ;
- l’objet de la manifestation ;
- le ou les lieux de la manifestation ;
- la date et les heures de début et de fin ;
- l’itinéraire si la manifestation implique le déplacement de personnes (défilé, cortège) ;
- une estimation du nombre de personnes participantes attendues ;
- le descriptif des dispositifs de sécurité mis en place ;
- les particularités de la manifestation (déploiement de banderoles, installation d’une sonorisation, etc.).
Elle doit être signée par au moins l’une des personnes organisatrices de l’événement.
Consulter le modèle de déclaration d’une manifestation sur Service-Public.fr.
Pour connaître les modalités d’organisation d’une manifestation dans votre département, contactez la mairie de la commune concernée par l’événement ainsi que la préfecture.
Vous trouverez toutes les informations sur l’organisation d’une manifestation dans votre commune sur le site Service-Public.fr, page Organisation de manifestations, défilés ou rassemblements sur la voie (onglet Obligation de déclaration préalable).
Soyez visibles !
Tractage, panneaux, vidéos, comptoir d’information, signature de pétition… laissez libre cours à votre imagination pour faire de cette action un événement marquant !
Pour la création de vos affiches, vous pouvez librement imprimer des visuels sur l’élevage intensif concernant :
Les cochons – Les poulets – Les poules – Les vaches et les veaux – Les lapins – Les poissons – Les cailles
Les images de L214 (photos et vidéos) peuvent être utilisées et diffusées librement et gratuitement selon les termes de la Creative Commons Paternité 3.0 Unported License.
Facile à distribuer, le tract peut atteindre un large public.
Avant la manifestation
Informez les habitantes et habitants de l’organisation de votre événement en distribuant des tracts dans les boîtes aux lettres, les marchés ou autres lieux fréquentés par le public. N’hésitez pas à le faire également dans les communes avoisinantes.
Pendant la manifestation
Le long du trajet, vous pouvez distribuer vos tracts afin d’informer le public. Des tracts d’information sont disponibles sur la boutique L214. Ils sont gratuits et pourront accompagner les vôtres.
Pour des questions de gestion des commandes, il est préférable de faire votre demande 10 jours minimum avant le début de votre événement.
Les informations sur votre tract
L’objectif de votre tract : informer et convaincre.
Reprenez le titre de votre pétition si vous en avez créé une !
Voici quelques exemples :
- Non à l’élevage de 1 008 cochons à Durmignat
- Non au poulailler industriel de Bressolles !
- Stop à l’extension de la ferme des 1 000 vaches en Normandie.
Faites figurer un maximum d’informations :
- date, heures et lieu de la manifestation (si vous en organisez une) ;
- en quoi va consister le projet d’élevage ;
- les raisons de votre contestation ;
- une invitation à vous rejoindre. Exemples : Soyons nombreuses et nombreux à contrer ce projet/Rejoignez notre lutte/Ensemble, faisons barrage à l’élevage intensif ;
- un contact email ou téléphone.
N’oubliez pas de faire apparaître les mentions suivantes :
- « Ne pas jeter sur la voie publique » ;
- Le nom et l’adresse de l’imprimeur. Vous pouvez indiquer : « Imprimé par nos soins ».
Vous avez lancé une pétition ? Faites grossir le nombre de signataires. Si elle est en version numérique, vous pourrez proposer de signer sur une tablette ou un téléphone portable.
Faire remonter des observations à la préfecture
Si la date de la fin de la consultation ou de l’enquête publique n’est pas atteinte, vous pouvez proposer aux personnes riveraines de faire remonter des observations à la préfecture :
- par e-mail ;
- par courrier postal si ces dernières n’ont pas d’adresse e-mail.
Vous pouvez les inviter à reprendre le texte suivant.
Si les passantes et passants n’ont pas de boîte e-mail, vous pouvez imprimer par avance ce texte sur papier. Il leur suffira de rajouter leurs coordonnées.
Vous pourrez ensuite apporter toutes ces observations à la préfecture. Attendez que la personne chargée de l’accueil les consigne et vous donne un justificatif de dépôt.
Associer un groupe bénévole L214
45 équipes de bénévoles L214 sont réparties dans toute la France et organisent régulièrement des actions. Vous souhaitez associer un groupe L214 à votre événement ?
Consultez la carte. Il y a forcément une équipe près de chez vous.
Rencontrer les responsables publics
N’hésitez pas à rencontrer les autorités en charge d’accorder les autorisations :
– la ou le maire pour le permis de construire ;
– la préfète ou le préfet pour le dossier d’exploitation.
L’objectif de cette rencontre est de favoriser le dialogue et de les inviter à ne pas autoriser le projet.
Si malgré vos actions, le permis de construire a été accordé et si le dossier ICPE a fait l’objet d’un arrêté autorisant l’exploitation, vous avez la possibilité de faire un recours.