Hénaff fait évoluer le modèle intensif breton

Moins de 2 ans après l’enquête de L214

Hénaff vient d’annoncer que les conditions d’élevage des cochons dans les exploitations fournissant la marque allaient être améliorées. D’ici 2030, les élevages devront fournir de la litière et garantir un accès extérieur aux truies reproductrices. Les stalles (cages de contention pour les truies) seront interdites. Plus de mutilations pour les porcelets (fin de la castration, de la coupe des queues et du meulage des dents). Paille et accès à l’extérieur pour les cochons à l’engraissement.

L214 salue cet engagement qui s’appliquera de façon progressive pour aboutir en 2030 à des conditions d’élevage au moins équivalentes à l’élevage bio. Si des réflexions avaient été initiées par la marque depuis quelques années, elles se sont accélérées suite à une enquête révélée en juin 2017 par L214. Les images de deux élevages fournissant la marque montraient des cochons enfermés sur un sol en béton, des truies immobilisées dans des cages exiguës, des cochons aux queues mutilées…

L’enquête, commentée par le chanteur Arthur H, était accompagnée d’une pétition adressée à Loïc Hénaff, président du directoire de l’entreprise, demandant à la marque l’arrêt de l’enfermement des cochons sans accès à l’extérieur, l’arrêt de l’utilisation de sol en béton nu, l’arrêt des cages individuelles pour les truies et des mutilations douloureuses aux porcelets. Elle avait rapidement obtenu plus de 70 000 signatures.

Pour Sébastien Arsac, cofondateur de L214 : « Aujourd’hui en France, 95 % des cochons sont élevés sans accès à l’extérieur. Ils vivent sur un sol bétonné dépourvu de paille et de tout autre matériau. Les truies reproductrices sont enfermées dans des cages et les porcelets sont mutilés. Avec cet engagement, Hénaff s’oriente vers une sortie du modèle intensif et montre la voie à la filière porcine bretonne. Tout un symbole ! L214 salue la réactivité et la bonne volonté d’Hénaff qui a su réagir concrètement et avec sérieux à une demande sociétale qui réclame aujourd’hui de meilleures conditions de vie pour les animaux dans les élevages. »

Contacts presse :
Sébastien Arsac : 06 17 42 96 84

95 % des cochons détenus en élevage intensif

La viande de cochon est la première viande consommée par les Français. 95 % des cochons sont élevés en bâtiment fermé sur un sol bétonné et ajouré (caillebotis). En moyenne, les élevages français comptent 190 truies reproductrices pour une production de 4 700 porcs par an. Chaque année, 23 millions de cochons sont tués dans les abattoirs. En 1970, une truie donnait naissance à 16 porcelets par an ; elle en « produit » 26 aujourd’hui.
En moyenne, 20 % d’entre eux meurent entre la naissance et l’âge de 6 mois, âge de départ pour l'abattoir. Les cochons subissent de multiples mutilations en élevage : castration, coupe de la queue et meulage des dents. Ces opérations douloureuses sont pratiquées à vif dans la plupart des élevages porcins.

→ En savoir plus sur l’élevage porcin en France

Un mode d’élevage massivement décrié

89 % des Français sont aujourd’hui défavorables à l’élevage des cochons sur un sol en béton sans paille, et 87 % à l’élevage des cochons dans des bâtiments fermés sans accès à l’extérieur, selon un sondage YouGov de 2017 pour L214.
85 % des Français sont quant à eux défavorables aux mutilations pratiquées sur les cochons (coupe des queues, meulage des dents, castration pour les mâles), selon le même sondage.

→ Voir le sondage de YouGov pour L214 – mai 2017

Contacts presse :
Sébastien Arsac : 06 17 42 96 84

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