On entend parfois qu’il n’y aurait pas d’élevage intensif en France. Nos survols et nos données prouvent l’inverse : 1 % des exploitations concentrent à elles seules 50 % des animaux élevés pour la consommation.
La campagne de L214 « Le Sauvetage du siècle » propose de diviser de moitié le nombre d’animaux tués pour mettre fin à l’élevage intensif.
Dans toutes les régions, une minorité d’exploitations géantes façonne la réalité de l’élevage : densités extrêmes, bâtiments-usines, flux massifs vers les abattoirs. Les images rendent ce constat incontestable et dissipent le déni entretenu par les filières.
Mettre fin à l’élevage intensif en tuant deux fois moins d’animaux
Dans le nord ouest
Le Grand Ouest concentre les records nationaux : le plus grand poulailler (110 000 poulets), la plus grosse porcherie (20 000 animaux), des complexes avicoles atteignant 2 millions de poules. À Plouvorn, 19 porcheries coexistent sur une seule commune. Les abattoirs de Lamballe et Tendriade incarnent cette hyperconcentration : 4 millions de cochons et 200 000 veaux tués annuellement. Sanders et Denkavit y pilotent leurs centres de recherche pour intensifier toujours plus ces systèmes.
Dans le nord est
Du Pas-de-Calais aux Vosges, l’intensification gagne les territoires ruraux : porcheries de 23 000 animaux dans l’Yonne, poulaillers de 80 000 poulets alimentant l’abattoir DUC de Chailley (700 000 volatiles tués par semaine), élevages de lapins expédiant 190 000 animaux annuellement. La Caille des Vosges tue 1,5 million d’oiseaux par an, tandis que certains éleveurs projettent de multiplier par six leurs capacités pour atteindre 850 000 poulets.
Dans le sud ouest
Du Limousin aux Pyrénées, les images aériennes révèlent l’ampleur méconnue de l’industrialisation : des hangars abritant 185 000 poules pondeuses, des parcs d’engraissement de 100 000 agneaux, des stabulations de 2 000 bovins confinés. Les abattoirs Aqualande et Sobeval incarnent les flux massifs qui caractérisent ce système : 10 millions de truites et près de 200 000 veaux tués chaque année.
Dans le sud est
Entre Méditerranée et Alpes, l’intensification prend des formes diverses : cages marines concentrant 3 millions de bars et daurades, stabulations de 10 000 cochons aux portes du Vercors, bergeries industrielles de 2 000 chèvres. Les abattoirs Tradival, DUC et LDC orchestrent des cadences vertigineuses : 13 000 cochons tués par semaine et jusqu’à 80 000 poulets par jour.
Tuer deux fois moins d’animaux, c’est possible !
Notre enquête par drones montre l’ampleur de l’élevage intensif dans toutes les régions : sites géants, animaux entassés, modèle fragile pour les agriculteurs. Les institutions scientifiques et l’attente citoyenne convergent vers un cap clair : réduire de moitié le nombre d’animaux tués d’ici 2030 et instaurer un moratoire sur les élevages intensifs, avec le développement des productions végétales.
Cliquez, engagez-vous, et participez au Sauvetage du siècle : chaque signature rapproche la France d’une alimentation plus juste, durable et souveraine.