Ce mercredi 11 mars à partir de 19 h, les activistes de L214 reconstitueront une scène de crime devant le lieu de la remise du Prix Landerneau Polar, organisé par les espaces culturels E.Leclerc à Paris. À travers cette mise en scène inspirée de l’univers du roman policier, l’association de défense des animaux dénonce les pratiques cruelles et illégales des élevages de cochons qui approvisionnent E.Leclerc.
Informations pratiques :
📍Boubalé, 6 rue des Archives, 75004 Paris
🕐Mercredi 11 mars, à partir de 19 h
Une scène de crime pour dénoncer les pires pratiques d’élevage des cochons
Blouses blanches, masques chirurgicaux et rubalise pour encadrer le périmètre : les militants de L214 se glisseront dans la peau de personnages de polar pour dénoncer les pratiques cruelles et illégales cautionnées par E.Leclerc. Au sol, les silhouettes de cochons tracées à la craie, tachées de faux sang, représenteront les millions de cochons victimes de ces méthodes : des enquêtes de L214, menées dans 10 élevages différents approvisionnant l’enseigne de supermarchés, montrent en effet le recours régulier à l’enfermement des truies en cage ou encore aux mutilations des porcelets.
Mobilisation de l’association L214 lors d’une action scène de crime, © L214
Autour de la scène de crime, les bénévoles déploieront une banderole destinée aux auteurs finalistes du Prix Landerneau Polar, ainsi qu’à Bruce Toussaint, président du jury et à Michel-Édouard Leclerc, dirigeant de l’enseigne. Portant le message « E.Leclerc nous raconte des histoires », elle invite à considérer la réalité des pratiques cautionnée par la chaîne de distribution derrière la vitrine que constitue ce prix littéraire.
Les personnes qui le souhaitent pourront signer une pétition demandant à E.Leclerc de tourner le dos à ces méthodes, en s’engageant à respecter le Pig Minimum Standards, un socle de critères minimaux que d’autres entreprises se sont déjà engagées à respecter.
→ Consulter le site de L214 sur E.Leclerc
→ En apprendre plus sur le Pig Minimum Standards
Les prix littéraires visés par L214
Il s’agit de la quatrième mobilisation de L214 devant un prix littéraire organisé par E.Leclerc cette année, après des manifestations lors des prix Landerneau des lecteurs le 21 octobre, Landerneau BD le 25 octobre et Landerneau de l’album jeunesse le 11 février.
Ingrid Desjours, psychologue spécialisée en psycho criminologie et auteur scénariste et écrivaine, auteure de thrillers et de romans pour adolescents, dénonce ces pratiques et affirme : « Mutiler à vif, priver d’espace et de lumière, traiter des êtres sensibles comme des objets, comme s’ils étaient déjà morts… Ce n’est pas de l’élevage, c’est de la torture. Derrière chaque achat, il y a une conscience. Et cette conscience, de plus en plus, refuse de fermer les yeux sur la souffrance au nom du prix le plus bas. »
Pour Marine Le Tallec, chargée des campagnes agroalimentaires de L214 : « Dans les polars, il est question de faire respecter la loi. Qu’il est ironique, alors, que l’organisateur même du prix Landerneau polar ferme les yeux sur les pratiques cruelles illégales largement documentées dans les élevages de cochons qui le fournissent ! Mutilations routinières des porcelets, enfermement des truies en cage pendant la moitié de leur vie… Si nous étions dans un polar, les cochons seraient décidément les victimes des agissements de E.Leclerc. Nous demandons à l’enseigne de rattraper son retard, et de s’engager à respecter le Pig Minimum Standards (PMS), comme d’autres entreprises l’ont déjà fait ! »