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Le poulet, on peut s'en passer !

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Nouvelle enquête : la souffrance des poulets à Solignat

La nouvelle enquête révélée ce matin par L214 et réalisée au mois d’avril 2019 montre l’effroyable quotidien de plus de 50 000 poulets dans un élevage intensif à Solignat, dans le Puy-de-Dôme, loin de l’image idyllique du poulet d’Auvergne. Pour informer sur ces pratiques qui concernent 83 % des poulets de chair, L214 lance une grande campagne de sensibilisation à Clermont-Ferrand.

Tournées durant la période d’élevage et au moment du ramassage des poulets, les images montrent des animaux en grande souffrance. Entassés à plus de 22 par m2, ils sont enfermés dans deux bâtiments* d’où ils ne sortiront que pour partir à l’abattoir. Cet élevage est associé à Axereal, société coopérative agricole, poids lourd de l’agroalimentaire.

Enquête sur l'élevage des poulets

→ Voir la vidéo d'enquête

→ Voir et télécharger des images brutes

→ Voir et télécharger des photos de l'élevage

→ Lire notre dossier sur l’élevage de masse des poulets de chair

Les poulets sont sélectionnés génétiquement pour grossir très vite. Ils grandissent sur la même litière tout au long de leur courte vie : la poussière et les excréments s’accumulent. L'ammoniac et le CO2 qui s’en dégagent sont la cause de graves problèmes de santé.

Du fait de leurs conditions de vie difficiles mais aussi de la sélection génétique, les animaux souffrent en effet de diverses maladies : brûlures de la peau, blessures, problèmes respiratoires, fragilités osseuses, difficultés à se mouvoir. Beaucoup d’entre eux sont fortement boiteux. Peinant à se tenir sur leurs pattes, certains ne peuvent même plus atteindre les mangeoires et les abreuvoirs. Il en est de même pour les plus faibles, ne grandissant pas aussi rapidement que leurs congénères : ils mourront de faim et de soif.

Des poulets morts non ramassés se décomposent dans la litière au milieu des vivants.

Vers 35 jours, c’est le ramassage. Les poulets sont attrapés brutalement par les pattes ; fractures et luxations sont alors fréquentes. Ils sont jetés et entassés dans des caisses de transport. Certains tombent par terre et sont repris sans ménagement.

D’après Sébastien Arsac, cofondateur de l’association L214 : « Cette nouvelle enquête montre que même en Auvergne, où on pourrait s’attendre à ne trouver que des élevages en plein air, il existe des élevages intensifs où sont entassés des dizaines de milliers de poulets dans des bâtiments fermés, à plus de 22 par m2. Aujourd’hui en France plus de 8 poulets sur 10 vivent dans ces conditions. Nous, consommateurs, nous pouvons faire la différence en refusant d’acheter des produits issus de la souffrance animale. Il y a urgence à végétaliser notre alimentation. Le pouvoir est entre nos mains. »

Une campagne de sensibilisation à Clermont-Ferrand

Pour accompagner cette enquête, L214 lance une grande campagne de sensibilisation à Clermont-Ferrand du 6 au 15 mai : pendant 10 jours, les consommateurs sont invités à se détourner des produits issus de l’élevage intensif et à favoriser les alternatives végétales. Cette campagne, « Le poulet, on peut s’en passer », s’affiche notamment sur les bus et les axes routiers de la région clermontoise. Un spot est également diffusé sur les ondes radio.

Quand ? Du 6 au 15 mai

Où ? Dans les rues de Clermont-Ferrand

Contacts presse

* 27 540 poulets dans un bâtiment de 1 200 m2 et 22 440 poulets dans un bâtiment de 1 000 m2.

L’Auvergne n’est pas épargnée par les élevages intensifs de poulets

Avec près de 800 millions d’individus tués tous les ans en France, les poulets sont les premières victimes de notre système de production alimentaire. Sur 10 animaux terrestres tués pour notre alimentation, 7 sont des poulets.

Aucune région n’épargne les animaux et, en Auvergne comme partout ailleurs, il existe des élevages intensifs de poulets. En France, 83 % des poulets sont élevés de manière intensive, dans des conditions similaires à celles révélées dans cette enquête.

Enfermement à vie, densités élevées, nombreux et graves problèmes de santé, absence de perchoirs ou d’autres enrichissements du milieu de vie, litière sale, animaux sélectionnés génétiquement et abattus un mois à peine après leur naissance… voilà la triste réalité de l’élevage intensif des poulets français.

→ Lire notre dossier sur l’élevage de masse des poulets de chair

La France est l’un des pires exemples au niveau européen. D’après un récent rapport de la Commission européenne, les densités dans les élevages de poulets français figurent parmi les plus élevées : on y compte en général 22 poulets au m2 alors que de nombreux pays de l’Union européenne sont en dessous de ce seuil. Les densités d’animaux sont telles qu’il est impossible pour les poulets de se déplacer librement, et pour l’éleveur de leur prodiguer le moindre soin.

Carte d'Europe : le pire a lieu en France

Pourtant, 91 % des Français sont défavorables à l’élevage intensif de poulets, d’après un sondage réalisé en juin 2018 à la demande de L214.

Afin de dénoncer haut et fort l’élevage intensif auprès du grand public, L214 a lancé un Manifeste, et incite chaque personne à s’engager. Cette pétition a déjà recueilli plus de 45 000 signatures.

→ Découvrir le sondage IFOP

→ Signer le Manifeste contre l’élevage intensif

Quel que soit le mode d’élevage, une mise à mort violente

Poulet fermier, Label rouge, IGP (indication géographique protégée)... plusieurs modes d’élevage coexistent en Auvergne, et certains permettent au moins l’accès au plein air. Mais dans tous les cas, la mort des poulets reste prématurée et violente.

À leur arrivée à l’abattoir, les poulets sont suspendus, encore conscients, par les pattes. Cet accrochage provoque un stress et des douleurs considérables pour ces oiseaux. Ils sont ensuite abattus à la chaîne après avoir été plongés dans un bain d’eau électrifiée censé les étourdir, ou parfois même en pleine conscience, sans étourdissement préalable.

Aujourd’hui, 84 % des Français pensent que la méthode d’abattage des poulets par bain d’eau électrique n’est pas une méthode satisfaisante (Ifop, 2018).

Le poulet, on peut s’en passer

Dans le cadre de sa campagne « 800 millions – Poulets d’origine exploitée », L214 informe et sensibilise les Auvergnats sur les conditions de vie des poulets et sur la possibilité de végétaliser son alimentation.

Affichage sur les bus et les axes routiers, spot radio, tractage de masse… L214 mène une grande campagne de sensibilisation depuis le début de la semaine à Clermont-Ferrand.

L’objectif ? Expliquer pourquoi et comment se passer de viande de poulet. Aujourd’hui, 66 % des Français sont prêts à remplacer une partie de leur consommation de viande de poulet par des alternatives végétales (sondage IFOP – juin 2018). Une bonne nouvelle puisque les alternatives sont savoureuses et facilement accessibles en grandes surfaces et en magasins bio.

→ Voir le site lepoulet-onpeutsenpasser.fr

83 % des poulets proviennent d'élevages intensifs

* « Le poulet, on peut s’en passer », action du 6 au 15 mai 2019 à Clermont-Ferrand.

→ Voir la vidéo d'enquête

→ Voir et télécharger des images brutes

→ Voir et télécharger des photos de l'élevage

→ Lire notre dossier sur l’élevage de masse des poulets de chair

Contacts presse

À propos de L214

L214 est une association de défense des animaux. Depuis ses débuts en 2008, elle a rendu publiques plus de 50 enquêtes révélant les conditions d'élevage, de transport et d'abattage des animaux. Ces vidéos ont permis de révéler les pratiques routinières et les dysfonctionnements d'une industrie qui considère et traite les animaux comme des marchandises.

Forte de 30 000 adhérents, suivie par plus de 700 000 personnes sur Facebook, L214 a notamment obtenu l'engagement de plus de 120 entreprises à renoncer aux œufs de poules élevées en cage et la création d’une commission d'enquête parlementaire sur les conditions d'abattage des animaux. Participant activement au débat démocratique, L214 est régulièrement sollicitée par les médias pour son expertise, et revendique l’arrêt de la consommation des animaux et des autres pratiques qui leur nuisent.

Plus d’informations sur les sites internet de l'association :

Nos campagnes :

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