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Le poulailler intensif de Bressolles stoppé par la justice

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Suspension du projet de poulailler intensif par le tribunal administratif

Le 18 décembre 2018, le juge des référés du tribunal administratif de Clermont-Ferrand, a donné raison aux associations Bressolles Bien Vivre et L214 en décidant de suspendre, en urgence, le projet d’exploitation d’un poulailler industriel sur la commune de Bressolles, dans l’Allier. Ce projet concernait un élevage de 160 000 poulets et de 12 000 dindes par an.

Il y a plus d’un an, L214 et Bressolles Bien Vivre, une association regroupant des habitants de la commune, se sont associées afin d’enrayer ce projet de grande envergure. Compte tenu des conditions de vie effroyables qu’implique ce type d’élevage pour les animaux, des atteintes à l’environnement, des nombreuses nuisances à l’égard des riverains ainsi que de la fermeture au dialogue de la préfecture et du maire de Bressolles, les associations avaient décidé de saisir le tribunal administratif de Clermont-Ferrand par l’intermédiaire de leur avocat, Maître Jean-Christophe Ménard, afin de contester la légalité de l’enregistrement du dossier accordé par la Préfète de l’Allier.
Ce mardi 18 décembre, le juge des référés a donc décidé de suspendre en urgence l’exploitation de cet élevage, en raison notamment de la proximité de zones protégées et de l’absence de toute évaluation environnementale.

C'est une très bonne nouvelle pour la cause animale et environnementale. Cette décision évitera à des milliers d’animaux de franchir les portes de cet élevage intensif.

Pour Sébastien Arsac, cofondateur de l'association L214 : « Le modèle d’élevage français largement basé sur une production de masse, avec des animaux confinés qui n’ont jamais accès à l’extérieur, est un modèle dépassé. S’opposer au développement d’élevages intensifs relève de l’intérêt général. C’est un choix de société, il ne s’agit pas de montrer du doigt un exploitant en particulier. Les ravages de l’élevage intensif ne sont plus à démontrer, pour les animaux, pour l’environnement et même pour les éleveurs. Il est grand temps de sortir de l’ère de l’élevage industriel et de végétaliser au maximum notre alimentation. »

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L’élevage industriel, contre l’intérêt général

En France, l’élevage intensif est prédominant. Les 800 millions de poulets exploités pour leur chair sur notre territoire sont largement concernés par ce mode d’élevage puisque 83 % d’entre eux sont élevés de manière intensive. Entassés, enfermés, sélectionnés génétiquement pour grossir très vite, les poulets souffrent très souvent de graves et nombreux problèmes de santé : cœur défaillant, malformations, boiteries. Ils vivent 35 jours d’enfer avant de partir pour l’abattoir.

À l’heure où 93 % des Français sont contre l’élevage intensif des poulets et où 90 % des Français sont défavorables aux élevages qui concentrent les animaux dans des bâtiments fermés, il est temps d’engager notre pays dans une politique responsable. Au-delà d’une exigence éthique, il est primordial de s’orienter vers un consensus autour de la nécessaire baisse de la production et de la consommation de produits animaux, que ce soit du point de vue de la santé publique, de la lutte contre le réchauffement climatique ou du partage des ressources. Plusieurs études scientifiques recommandent d’ailleurs une diminution drastique de la consommation de viande, allant de 50 % à 90 % d’ici 2050.

Pour ces raisons, L214 demande au président de la République, Emmanuel Macron, un engagement vers une politique volontariste et ambitieuse permettant de réduire d’au moins 25 % d’ici 2025 le nombre d’animaux tués dans les abattoirs français. La pétition, mise en ligne le mercredi 19 décembre, a déjà rassemblé plus de 25 000 signatures.

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