En France et en Europe, de plus en plus d’entreprises, tous secteurs confondus, s’engagent à bannir de leurs rayons et de leurs préparations la viande de poulets issue des pires conditions d’élevage et d’abattage.

L’engagement de ces entreprises porte sur le respect a minima des critères définis dans le European Chicken Commitment, demande européenne élaborée et portée par une trentaine d’associations. Ces critères portent tant sur les conditions d’élevage (vitesse de croissance des animaux, densité, lumière naturelle, perchoirs…) que sur les conditions d’abattage des poulets.

En France, L214 demande également aux entreprises de s’engager à ce qu’au moins 20 % de leur approvisionnement provienne, en sus, d’élevages garantissant un accès au plein air ou à un jardin d’hiver.

Une part minimum de plein air ?

L214 invite les entreprises à se tourner vers les élevages en plein air pour 100 % de leur approvisionnement en viande de poulets (à l’image de Panzani, Courtepaille, Pizza Paï, la Maison Kayser, Columbus Café & Co. etc.). Au minimum, l’association demande un pourcentage plancher de 20 %. Pourquoi ?

L’action de L214 porte sur un changement rapide au bénéfice du plus grand nombre d’animaux. Pour obtenir ce changement, l’association doit tenir compte des réalités et il est malheureusement impossible d’éliminer 100% des élevages ne disposant pas de terrain extérieur d’ici 2026. Nous ne pouvons nous permettre de porter une demande irréaliste qui ne mènerait à aucun changement. En revanche, nous pouvons exiger un seuil minimum et c’est ce que nous faisons en réclament une part de plein air qui soit à la fois significative et atteignable.

Enfin, si appeler à la responsabilité des entreprises nous semble incontournable pour obtenir des changements à grande échelle plus rapidement, L214 poursuit en parallèle son action tournée vers les consommateurs en les encourageant à végétaliser au maximum leur alimentation. Visitez le site Vegan Pratique pour découvrir notre démarche d’accompagnement vers une alimentation végétale. 

Pourquoi inclure les jardins d’hiver au même titre que le plein air ?

Bien conçu, un jardin d’hiver agit comme un préau ou une véranda et permet ainsi aux oiseaux de pouvoir changer d’environnement et de ressentir l’air extérieur.

 

Par ailleurs, tous les élevages n’ont pas la possibilité de procurer un accès au plein air aux animaux, par manque de terrain attenant. La mise en place de jardins d’hiver est, quant à elle, envisageable pour un nombre beaucoup plus élevé d’élevages, et représente une amélioration significative pour les animaux !