Transport

Les animaux peuvent être transportés plusieurs fois au cours de leur vie : du lieu de naissance au lieu d’engraissement ou de production, puis jusqu’à l’abattoir.
Des milliards d'animaux terrestres destinés à la consommation sont ainsi transportés chaque année en Europe, certains sur de très longues distances.
Déshydratation, blessures, stress, épuisement… les animaux souffrent des conditions de transport et il n’est malheureusement pas rare d’en voir certains succomber dans les camions ou les bateaux.

Une réglementation faiblement protectrice

Une directive européenne réglemente pourtant le transport d’animaux vivants au sein de l’Union Européenne. Elle est supposée les protéger : supposée car cela fait désormais plusieurs années que les associations de protection animale se mobilisent pour rehausser les exigences de ce texte, notamment en ce qui concerne la durée maximale de transport. A titre d’exemple, aujourd’hui un cochon peut être transporté 24 heures consécutives sans arrêt et sans nourriture en toute légalité.

Stop aux longs transports d'animaux

L214 s’est associée aux campagnes européennes « Eight hours » (2012) et « Stop the Trucks » (2016-2017) afin de limiter la durée des transports d’animaux à 8 heures pour les mammifères et 4 heures pour les volailles.
Malheureusement, force est de constater qu’en dépit de la mobilisation citoyenne (les deux campagnes ayant recueillies plus de 2 millions de signatures), la Commission européenne fait toujours la sourde oreille.

De nombreuses infractions

Alors même que la directive européenne n'est guère exigeante, les entraves au texte sont légion sur le terrain.
Non-respect des temps de pauses, camions inadaptés, animaux blessés qui ne devraient pas être transportés, défaut de soins… les associations de protection animale, dont L214, mènent régulièrement des enquêtes pour témoigner de ces infractions à la réglementation, infractions qui accentuent les souffrances des animaux.

En 2009, nous avons ainsi révélé les dessous des transports de chevreaux, entassés dans des caisses à dindes afin d’être transportés vers l'abattoir.

Nos enquêtes sur le transport de chevreaux

En 2018, avec 7 autres associations françaises, nous avons appuyé officiellement la création d'une commission d’enquête au Parlement européen sur les conditions de transport des animaux : toute la transparence doit être faite au niveau européen sur le respect des textes applicables aux conditions de transport des animaux. Cette commission d'enquête a été constituée en juin 2020.

En avril 2020, un rapport de la Commission européenne a épinglé les longs transports d'animaux par bateau depuis les pays de l'UE. Selon ce rapport, plus de la moitié des ports de l'UE (et également plus de la moitié des bateaux au départ de ces ports) seraient connus pour assurer de mauvaises conditions de transport aux animaux, « à risque » ou « à haut risque » de « bien-être animal ».

L’envers des exportations d’animaux...

En 2019, 1 323 972 veaux nourrissons ont été transportés entre pays européens. Parmi les veaux qui transitent au sein de l’Union européenne, la majorité part d’Allemagne, de France ou d’Irlande pour être engraissés notamment aux Pays-Bas, en Italie ou en Espagne.

En 2019, puis en 2020, avec l'association Eyes on Animals, nous avons enquêté et constaté le calvaire des veaux nourrissons transportés depuis l'Irlande jusqu'au Pays-Bas en passant par la France.

Notre dernière enquête sur le transport des veaux nourrissons

La souffrance n’a pas de frontière. En 2017, avec plusieurs associations de protection animale, nous avions également publié des images d’exportations de bovins français vers la Turquie et le Liban.

Animaux épuisés, sales, entassés les uns sur les autres, parfois frappés… les images parlent d’elles-mêmes et pourtant le gouvernement français ne cesse d’encourager la filière à trouver de nouveaux marchés à l’étranger.

Enquête sur les exportations de bovins vers la Turquie et le Liban

... et des importations

En Amérique, plusieurs enquêtes menées sur les marchés aux enchères, dans les parcs, durant le transport et dans les abattoirs certifiés pour l'export lèvent le voile sur des pratiques calamiteuses pour les chevaux et sur le risque important de présence de substances interdites dans la viande destinée au consommateur français.

Enquêtes sur la viande de cheval

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