En mai 2008, 10 militants et responsables de la protection animale étaient emprisonnés suite à une brutale arrestation policière. Après avoir passé 100 jours en prison et au terme d'un procès de 14 mois, ils viennent d'être totalement innocentés de tous les chefs d'accusation.
Interdiction de l'élevage en batterie des poules pondeuses et des lapins de chair, interdiction des animaux dans les cirques, abandon de l'élevage d'animaux pour leur fourrure, la redoutable efficacité du mouvement de défense animale devait être stoppée. L'Etat autrichien a mis tous les moyens à sa disposition pour détruire ce mouvement allant jusqu'à utiliser les lois d’exception destinées à lutter contre le terrorisme et le crime organisé.
L’affaire qui s’est terminée aujourd’hui par une relaxe générale restera dans les annales comme une sordide tentative politico-policière d’écrasement du mouvement des droits des animaux.
L214 a suivi cette affaire depuis le début et met à la disposition de la presse et des internautes les informations collectées au fil des mois.
L'Autriche à la pointe de la protection des animaux
Dans les années 2000, la législation autrichienne a connu des progrès remarquables en matière de protection des animaux : interdiction de la détention d’animaux sauvages par les cirques, interdiction de l’élevage des animaux pour leur fourrure, interdiction de l’élevage en batterie des poules pondeuses, interdiction de l’élevage des lapins en cages. Ces avancées ont été obtenues grâce au dynamisme des associations de défense animale et au soutien que leur a apporté le public. Des avancées auxquelles on a tenté mettre un terme par une répression sans précédent.Acquittement après 14 mois de procès
En mai 2008, 10 militants et responsables de la protection animale autrichienne étaient victimes d’une brutale arrestation policière et jetés en prison pendant 100 jours. Ils furent par la suite 13 à se retrouver sur le banc des accusés pour un procès de 14 mois qui s’est achevé aujourd’hui par la relaxe de tous les inculpés. Les déclarations de la juge lors de l’annonce du verdict ont été extrêmement claires : la police a menti au tribunal ; la police a procédé à des investigations illégales ; la police a tenté de se couvrir en interdisant l'accès au dossier ; il n'y a pas d'organisation criminelle dans le mouvement des droits des animaux.→ Voir des photos prises au tribunal lors du verdict