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Elevage intensif de lapins - Animalsace et L214 à l’assaut d'une grande surface

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Après plusieurs enquêtes de terrain, Animalsace et L214 mènent une campagne d’information et de sensibilisation des consommateurs alsaciens aux conditions d’élevage des lapins en batterie. Ce mercredi 5 janvier, des militants des deux associations feront signer des cartes postales au centre ville de Strasbourg (plusieurs centaines ont déjà été collectées) puis se rendront dans un supermarché de l'agglomération pour les remettre à la direction du magasin. Ils demanderont le retrait de la viande de lapin provenant des élevages intensifs.

lapin en camion

Mercredi 5 janvier 2011
  • 14h30, séance de signatures de cartes lapins, rue des Grandes Arcades (à l'angle avec la place Kléber),
  • 17h, au supermarché Auchan, centre commercial de Hautepierre, trois lapins géants et des militants iront rencontrer le directeur pour lui transmettre le message et lui remettre les cartes signées.

Elevage intensif et cages en batterie

Chaque année, plus de 400 millions de lapins sont élevés pour leur viande au sein de l’Union européenne, ce qui représente la moitié de la production mondiale. Rien qu’en France, on en tue 60 millions par an (20 millions issus de l'élevage familial et 40 millions de l'élevage professionnel). Dans l'élevage professionnel, qui alimente la grande distribution, la quasi-totalité des lapins sont élevés dans des cages disposées en batterie. Pendant toute leur vie, ils sont enfermés dans ces cages exiguës au sol grillagé, source d’inconfort et de blessures aux pattes. Il leur est impossible de se dresser, bondir, fouiner, ronger, se cacher... En phase d’engraissement, le moindre déplacement dérange les autres lapins, la promiscuité favorise les comportements d’agression.
Les lapines, inséminées artificiellement, piquées aux hormones, sont soumises à un rythme de reproduction maximal. Elles mettent bas tous les 42 jours environ. Elles souffrent de lésions aux pattes et de déformations du squelette. Un tiers d’entre elles meurent chaque année.
Dès leur naissance, les petits sont triés : les plus faibles et ceux en surnombre sont assommés dans les élevages. Ces mises à mort douloureuses ne font l’objet d’aucun contrôle et d’aucune sanction.
Le taux de mortalité dans ces élevages est supérieur à 25% malgré une utilisation massive de médicaments et d’antibiotiques.
Il n’existe aucune législation française ni européenne pour protéger spécifiquement les lapins dans les élevages.

Les précédents suisse, allemand, autrichien et belge

Suite à une campagne de l’association Kagfreiland, la totalité des chaînes de supermarchés suisses (Migros, Coop, Manor...) refusent la viande de lapins provenant d’élevages en batterie.
Une campagne d’information sur les conditions de vie des lapins de chair menée en 2007 par l’association de protection animale Vier Pfoten a fait chuter les ventes en Allemagne. De grandes chaînes de supermarchés allemandes comme Rewe, Edeka, Tengelmann et Kaiser’s ont retiré les lapins issus de cages de leurs rayons.
En Autriche, les grandes chaînes de supermarchés Merkur (Rewe) et Adeg ont renoncé à vendre de la viande de lapins maintenus en cage de batterie, convaincues là aussi par le dossier et les images de Vier Pfoten. A partir du 1er janvier 2012, les cages seront interdites. L’Autriche est ainsi le premier pays à interdire les cages de batterie pour les lapins élevés pour leur viande.
En Belgique enfin, les magasins Delhaize proposent depuis peu, à côté de la viande de lapins de batterie, du « Lapin d’élevage alternatif » qui a été élevé dans des parcs et non plus dans des cages. Il s’agit d’une importante amélioration en matière de bien-être animal.

dossier complet sur l'élevage des lapins

Contact presse :
Cyril Ernst (Animalsace): 06 37 75 15 22
Sébastien Arsac (L214) : 06 17 42 96 84
Luc Walter (Animalsace): 06 83 88 81 25
Brigitte Gothière (L214) : 06 20 03 32 66

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