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Autriche : troisième et quatrième semaines du procès

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Résumé de « Animal Protection Trial: Notes from Week Three and Four » publié sur VGT, le 29/03/10

Interrogatoires de Jürgen Faulmann,
Chris Moser, Elmar Völki, David Richter
et refus de la part d’autres inculpés de coopérer

Jürgen Faulmann.
 

Jürgen Faulmaan était le responsable des campagnes internationales pour Four Paws/Vier Pfoten. Il a expliqué longuement que cette association utilisait les mêmes stratégies et les mêmes types de campagnes que VGT. Le fait que Four Paws n’ait pas fait l’objet d’une enquête de police montre que l’objectif du Ministère public est de détruire VGT.

Jürgen Faulmann est accusé d’avoir libéré des cochons et aussi de cruauté envers les animaux  – le Ministère public affirmant que ces animaux sont morts du fait de leur libération. La surveillance du téléphone mobile de Jürgen Faulmann avait indiqué sa présence aux alentours de la porcherie, brièvement durant l’après-midi. Cependant, les cochons avaient été libérés la nuit, alors que la surveillance de son téléphone indiquait qu’il était à son domicile. Faulmann et son avocat ont dit que si la police avait agi selon la loi, ce fait  aurait dû être considéré comme un élément disculpant.

Chris Moser
 

Les questions ont surtout porté sur son art. Le juge a montré plusieurs exemples de son travail artistique et lui a demandé de les commenter. Chris Moser a dit que son travail, comme celui d’autres artistes,  était délibérément provocateur,  destiné à créer un choc. Il n’y a toutefois rien de clandestin dans son travail que tout le monde peut voir sur son site http://www.radikalkunst.net/.
Il a été questionné également sur les run-in (manifestations non déclarées) et a répondu que ces manifestations n’étaient pas agressives et que les clients des magasins où elles se déroulaient ne semblaient jamais effrayés mais manifestaient plutôt de l‘intérêt.

Elmar Völkl
 

Après avoir déclaré qu’il avait droit à une audience laïque, Elmar Völkl a demandé qu’on retire le crucifix accroché sur le mur derrière la juge. [demande non satisfaite].

Elmar Völkl a été interrogé presque exclusivement sur le fait d’avoir offert à VGT une assistance technique  pour les ordinateurs et les téléphones mobiles.

Il a expliqué pourquoi il était concerné par le sort des animaux. La juge l’a interrompu en disant que ce qui l’intéressait c’était ce qu’il pensait qu’il faudrait obtenir pour les animaux et quels seraient, selon lui, les moyens pour parvenir à ce résultat. Ce commentaire de la juge indique encore que l’objectif de ce procès est de criminaliser des opinions et non de résoudre des actes criminels.

Völkl a parlé ensuite du fait qu’il y avait 4500 cas de vandalisme en Autriche chaque année et que, selon le Ministère public, seulement 20 de ces cas étaient reliés à la protection animale. En outre, dans les minutes de l’entretien au cours duquel la commission spéciale avait été formée,  il est fait allusion au fait que la police affirmait qu’aucune relation n’existait entre les délits et VGT, mais que le ministère de l’Intérieur tenait à ce que tout soit fait pour mettre un terme aux manifestations de l’association et intensifier l’enquête.

Interrogé sur les raisons pour lesquelles il avait conseillé à d’autres personnes le cryptage d’emails, Elmar Völkl a expliqué qu’en 2003, une action avait été organisée pour dénoncer un éleveur chez qui les cochons étaient illégalement maintenus enchaînés au sol et que, la veille de l’action, la police avait téléphoné pour dire qu’elle était au courant de celle-ci. Cet incident l’avait conduit à penser que le cryptage de mails était nécessaire. La juge a dit que c’était compréhensible.

 
David Richter
 

L’interrogatoire de David Richter, militant de l’association VGT, s’est concentré sur sa correspondance par mails. Il n‘a pas été question d‘un contenu « radical », mais du fait d’écrire à des gens pour les inviter à des tables d’information ou à des manifestations.

Ensuite, la juge l’a questionné sur l’OGPI. David Richter a expliqué qu’il s’agissait d’un site regroupant des campagnes contre la fourrure dans les pays germanophones et qu’il pensait que c’était une bonne chose que les actions de VGT y soient présentes. Le juge a lu une longue liste de sites trouvée suite à une recherche du sigle OGPI sur Google. Un avocat de la défense a alors dit qu’une recherche du nom de la juge sur Google donnait 9080 résultats. « Oui, mais sans connexion avec l’ALF, j’imagine ! » a rétorqué la juge. A quoi l’avocat a répondu que si, justement, une recherche  du nom de la juge associé à celui de l’ALF donnait 4360 résultats ! [salle hilare]

Lorsqu’on lui a demandé qui pourrait être l’auteur des actes de vandalisme et de l’utilisation de boules puantes dans les magasins de fourrure, Richter a répondu que cela n’avait certainement rien à voir avec VGT. Ces actions avaient plutôt causé des problèmes à la campagne menée par l’association contre ces magasins.

 
Pas de coopération

Plusieurs accusés ont refusé de répondre aux interrogatoires. À la place, ils ont fait une déclaration selon laquelle leur refus de coopérer était fondé sur le fait qu’il n’existait aucune preuve les associant à quelque crime que ce soit et que ce devrait être au Ministère public de démontrer leur culpabilité et non à eux de devoir prouver leur innocence ;  tout inculpé est présumé innocent tant qu’il n’a pas été déclaré coupable.

 

[A chacune de leurs déclarations, le public a applaudi avec enthousiasme, ce qui a fâché la juge au point qu’elle ordonne à un policier de surveiller qui, dans la salle, était responsable de ces perturbations.]

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