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Autriche : sixième semaine du procès

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Résumé de "Notes from the Animal Protection Trial - Week 6" - publié sur le site de VGT, le 23/04/2010

Témoignage de l’inspecteur de police John Madigan, impliqué dans le travail d’enquête sur l’extrémisme animaliste au Royaume-Uni.

L’inspecteur Madigan a déclaré qu’il n’y avait eu aucun contact entre les militants britanniques sur lesquels il avait enquêté et les inculpés autrichiens et qu’aucun des inculpés n’était présent au Royaume-Uni à l’époque où ont eu lieu les activités criminelles concernées. Les avocats de la défense ont alors mis en doute la pertinence de ce témoignage.

La raison de la présence de ce témoin est cependant devenue claire lorsque Martin Balluch a dit avoir vécu au Royaume-Uni jusqu’en 1997. L’inspecteur a annoncé que Martin Balluch avait fait l’objet d’une condamnation en 1993 - il s’agissait d’une amende conditionnelle. Suite aux questions des avocats de la défense, il est apparu que cette condamnation était une condamnation effacée et n’avait donc pas de valeur juridique. Il est, du reste, interdit de faire état d’une condamnation effacée devant un tribunal.

Martin Balluch a expliqué à la juge que cette condamnation concernait un acte de désobéissance civile entrepris pour empêcher que des lagopèdes soient tués.

L’inspecteur Madigan a ensuite dit que Martin Balluch avait été recherché par la police en 1997 au sujet de dégâts causés à un chenil, mais il a admis ensuite que l’enquête avait été abandonnée, les dossiers détruits et qu’il n’était au courant de cette affaire que parce qu’il avait lu une note à ce sujet sur un ordinateur.

Questionné par la juge et les avocats de la défense sur le rapport entre la campagne de SHAC et l’Autriche, Madigan a répondu que :
- il n’avait eu connaissance que de 4 manifestations, en février 2006;
- Il n’avait été commis aucun délit dans le cadre de ces manifestations, par ailleurs légales;
- il ne savait pas s’il y avait eu des délits liés à la campagne de SHAC en Autriche;
- SHAC avait libéré des animaux, mais pas des cochons;
- les condamnations des organisateurs de SHAC ne concernaient que des délits liés à la campagne SHAC;
- le coût total des dommages causés était de 10 millions de livres.

Lorsqu’on lui a demandé s’il était arrivé, au Royaume-Uni, qu’une personne soit reconnue coupable de la totalité des infractions liées à la défense des droits des animaux, l’inspecteur a répondu que cette question n’avait aucun sens. [Cette remarque, ridiculisant involontairement le procès, a provoqué l’hilarité générale]
Madigan a expliqué qu’en Angleterre une personne était reconnue coupable d’un crime lorsqu’il existait des preuves que celle-ci l’avait commis. La juge a répliqué que les organisateurs de SHAC n’avaient pas été condamnés parce qu’ils avaient eux-mêmes commis des actes délictueux mais parce qu’ils avaient participé à leur planification. A quoi il a répondu que lorsqu’il avait pu être prouvé qu’un organisateur avait approuvé le fait qu’un délit soit commis par SHAC, il était alors coupable de conspiration et chantage et qu’en outre, certains d’entre eux avaient plaidé coupable.

Bien qu’il ait enquêté sur l’extrémisme animaliste et ses connections à l’étranger, Madigan a déclaré qu’il ne connaissait ni VGT ni BAT. Plusieurs des inculpés lui ont demandé s’il avait entendu parler d’eux ; il a répondu que non.

Expertise linguistique

Wolfgang Schweiger, seul linguiste autorisé à effectuer des expertises pour les tribunaux en Autriche, a eu de nombreux documents à examiner pour ce procès : courriers des lecteurs, notes revendiquant la responsabilité de délits liés à la défense des animaux et textes écrits par Martin Balluch en 2008. Sa conclusion a été qu’il est "presque certain" que Martin Balluch est l’auteur des notes et de la plupart des courriers de lecteurs - sinon de tous.

Il avait été prouvé, après que l’expert ait communiqué ses conclusions, que plusieurs des courriers des lecteurs avaient été écrit par d’autres personnes. Les avocats de la défense avaient consulté deux autres experts linguistes et tous deux avaient émis de sérieuses critiques sur l’expertise de Schweiger, entre autres sur son refus de respecter les normes reconnues de la méthodologie, sur le fait qu’il ait omis de mentionner que 2 des 3 notes ne revendiquaient pas la responsabilité de délits, ainsi que sur sa conclusion qu’ils ont jugés désinvolte. L'un d‘eux avait expliqué que "presque certain" désigne une certitude à 99%, et une telle conclusion est extrêmement rare. Selon lui, un étudiant qui aurait présenté le travail de Schweiger à un examen aurait échoué.

La juge n’a pas accepté d’ajouter ces deux experts à la liste des témoins entendus par la Cour, mais a ordonné que Wolfgang Schweiger réponde à leurs critiques.

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