On trouvera ci-dessous la traduction du texte d’un diaporama élaboré par VGT pour présenter les rapports de police qui menacent de conduire à l’inculpation de plusieurs militants.
Source : VGT
Fin 2006, le ministre de l’Intérieur, M. Platter, constitue une unité de police spéciale après un conflit avec des associations de protection animale. Ensuite, c’est l’escalade des moyens d’enquête :
- mise sur écoute des lignes téléphoniques fixes et mobiles ;
- surveillance du courrier électronique ;
-
observation des personnes et des lieux, des caméras de surveillance filment les entrées des bâtiments ;
- véhicules espionnés par des systèmes de localisation ;
-
quatre opérations d’envergure d'écoute électronique clandestine dans deux domiciles privés, un café et le bureau d’une association animaliste ;
- recours à des agents infiltrés ;
-
21 mai 2008 : raid massif, 23 (+3) domiciles fouillés, 10 personnes placées en détention préventive pendant 104 jours, 6 associations privées d’infrastructure pendant 10 mois.
La police a conclu de ce qui précède qu’il existe une vaste organisation criminelle active, autrichienne et internationale, qui est responsable de tous les délits liés à la protection animale et qui, depuis 1996, englobe l’ensemble du mouvement de protection animale.
Après avoir dépensé 5 millions d’euros en enquêtes, l’unité spéciale de la police fait l’objet d’une pression considérable pour présenter des résultats. Alors, pour sauver la face, elle :
- détruit la réputation des accusés : présentés comme des militants, d’extrême droite, d’extrême gauche, anarchistes, antisémites ;
- monte de toutes pièces des déclarations (traduction incorrecte aboutissant à la mention d’une « peine de prison de 2 ans » dans le rapport, noms d’emprunt inventés, communiqués et emails inventés…) ;
- stigmatise en distinguant les « mauvais » défenseurs des droits des animaux des bons défenseurs du bien-être animal, le « mauvais » véganisme de la bonne consommation de viande bio.
Faute de preuves permettant des inculpations, la police invente le concept d’une organisation criminelle qui
- englobe l’ensemble du mouvement de la protection animale (11 associations de protection animale, 30 accusés, 100 suspects).
- est désignée par le sigle « MTG » (groupe militant pour les droits des animaux) ;
- dont l’objectif est une révolution animaliste (établir les droits des animaux).
A) Campagne contre la fourrure (élevages et fabricants de fourrure).
B) Campagnes contre les magasins de fourrure.
C) Campagne contre l’utilisation des cages de batterie.
D) Campagne contre la viande (restaurants, abattoirs, transport d’animaux vivants, bouchers, porcs, bovins, duvet des oies et des canards, foie gras et vente de homards vivants).
E) Campagne contre les cirques.
F) Campagne contre la chasse.
G) Campagne contre la vivisection.
G1) Recherche universitaire.
G2) Recherche privée.
Mais même cette construction ne remplit pas les conditions définissant une organisation criminelle dans la législation. Certes, « l’organisation » décrite dans les rapports de police
- a une existence durable,
- comporte plus de 10 personnes,
- a pour objectif d’influencer la politique et l’économie.
Mais :
- elle ne commet pas de crimes,
- elle ne ressemble pas à une organisation financière,
- la protection des écrits privés n’est pas destinée à dissimuler une activité criminelle.
La mission de la police est de lutter contre le crime, pas contre les mouvements sociaux, il ne faut pas lui faire confiance quand elle se mêle de ce que font ces derniers. Il est important que la police soit politiquement neutre.
Il existe un grave danger que le travail habituel des ONG soit criminalisé (enquêtes, désobéissance civile).
http://www.vgt.at/presse/news/2009/news20090417m_en.php
-> Retour au texte d'appel à solidarité.