Dans la peau d’un ramasseur de poulets DUC

Le ramassage : une souffrance pour les poulets mais aussi pour les ouvriers

Réalisée en septembre 2020, l’enquête dévoile les conditions de vie des poulets dans un élevage sous contrat avec la marque DUC, dans l’Yonne, tout près du siège social de DUC. Les poulets y sont entassés par dizaines de milliers dans des bâtiments fermés sans fenêtres.

Un employé d’une société de ramassage de poulets témoigne de l’état dans lequel se trouvent les animaux au moment de leur départ à l’abattoir.
Il parle de la violence du ramassage pour les oiseaux, mais aussi des conditions de travail désastreuses pour les salariés des sociétés de ramassage… parce que l’élevage intensif n’épargne pas non plus les hommes et les femmes qui y sont associés.

Ces conditions sont malheureusement représentatives de l’élevage intensif en France. Tous les producteurs sont concernés.

Entassés par milliers

… Jusqu’à 21 poulets par mètre carré, soit à peine l’espace d’une feuille A4 par oiseau.

Croissance trop rapide

Sélectionnés génétiquement pour grandir si vite qu’ils peinent à porter leur poids, certains poulets se déplacent difficilement.

Enfermés à vie

Manque de lumière naturelle, d’air pur, de perchoirs… Les animaux n’ont aucune possibilité d’exprimer des comportements naturels.

Litière gorgée de déjections

Ils vivent à même leurs excréments. Leur litière n’est changée qu’après leur départ à l’abattoir.

Victimes de maladies

Troubles respiratoires, lésions de la peau, boiteries, problèmes cardiaques… les souffrances de ces animaux si jeunes sont multiples.

RAMASSÉS VIOLEMMENT

Les poulets sont attrapés 5 par 5 par les pattes, et si violemment que, parfois, leurs pattes se brisent.

Quel est le rôle des producteurs de poulets ?

Les producteurs sont un maillon essentiel de la chaîne agroalimentaire, notamment pour l’élevage des poulets dits « de chair ». Généralement constitués sous forme de groupement ou d’entreprise coopérative agricole, les producteurs accompagnent leurs éleveurs adhérents, transforment et commercialisent leurs productions. La plupart des producteurs possèdent ainsi leurs propres abattoirs.

Ce maillon de la chaîne agroalimentaire est décisif, puisque les producteurs déterminent leur propre politique (en plus du cadre légal) concernant les conditions d’élevage des animaux chez leurs adhérents.

Le géant LDC est le leader de la production de viande de poulets en France. Il annonce un chiffre d’affaires de plus de 3 milliards d’euros en 2018. Le groupe Plukon, qui possède la marque DUC, est le 3e plus grand producteur de poulets en France.

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des Français sont contre les élevages intensifs de poulets 1
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des Français sont contre l'abattage des poulets par bain d'eau électrique 1
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seulement des Français préfèrent un poulet élevé en France de manière intensive à un poulet élevé ailleurs dans des conditions moins intensives2

SIGNEZ LA PÉTITION

Les producteurs français doivent s’engager contre le pire de l’élevage intensif des poulets

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    Après la totalité des supermarchés, plusieurs industriels et acteurs de la restauration, il est temps que les producteurs français prennent, eux aussi, des engagements fermes contre les pratiques les plus cruelles d’élevage intensif des poulets.

    Les principaux producteurs français ne se sont toujours pas engagés à respecter les critères minimums définis dans le European Chicken Commitment (ECC) afin de faire reculer les pires pratiques d’élevage et d’abattage des poulets.

    Alors que 9 citoyens sur 10 sont opposés à l’élevage intensif des poulets, les producteurs sont à la traîne et continuent d’élever et d’abattre des poulets dans les pires conditions imaginables : fortes densités, sélection génétique poussée à l’extrême, litière gorgée d’ammoniac…

    Dans les systèmes d’élevage intensif, les poulets sont entassés à plusieurs dizaines de milliers par bâtiment et passent toute leur vie sur la même litière, gorgée de déjections, sans qu’elle ne soit nettoyée ni changée. Ils sont enfermés, sans aucun accès à l’extérieur. Après 35 jours de cette vie de misère, ou à peine plus, les poulets sont ramassés pour être envoyés à l’abattoir : ils sont alors accrochés violemment par les pattes, la tête en bas, alors qu’ils sont encore conscients, puis plongés dans un bain d’eau électrifié avant d’être saignés.

    Tous les producteurs français doivent prendre leurs responsabilités. Il est temps qu’ils s’engagent à respecter les critères de l’ECC et à garantir une part de plein air pour les produits qu’ils commercialisent, afin de faire reculer le pire de l’élevage et de l’abattage en France !

    Merci pour les animaux.

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    J’écris aux producteurs

    Les producteurs de poulets portent leur part de responsabilité dans la souffrance infligée à plusieurs centaines de millions de poulets élevés de manière intensive chaque année en France.

    En s’engageant à bannir les pires pratiques d’élevage et d’abattage des poulets à travers le European Chicken Commitment, les producteurs pourraient ainsi limiter les préjudices infligés aux poulets, et aux employés par la même occasion.

    En quelques clics, vous pouvez envoyer un mail à différents producteurs afin de les appeler à s’engager à mettre fin aux pires pratiques intensives.

    Actualités

    19.11.2020 – Dans la peau d’un ramasseur de poulets Duc Lire notre communiqué de presse

    L214 souhaite que notre société reconnaisse que les animaux ne sont pas des biens à notre disposition et que leurs intérêts méritent notre considération.

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