L'enquête sur la maternité XXL a provoqué des réactions en chaîne, et ce n'est pas fini
Bonjour
Depuis hier, les images de Kerfornan sont là. Une employée qui castre à vif des porcelets, sans anesthésie. Des truies en détresse enfermées dans des cages. Des cadavres en décomposition au milieu des vivants. Et des animaux qui, en ce moment même, sont toujours là-bas.
En quelques heures, tout s’est enclenché.
Notre plainte a permis l'ouverture d'une enquête pour sévices graves par la procureure du tribunal judiciaire de Lorient. Les services vétérinaires ont contrôlé l'élevage à la suite de notre signalement, et l'ont mis en demeure. Le Monde, Libération, Le Figaro, France Inter, Ici, Ouest-France, Paris Match : une cinquantaine de médias ont déjà relayé l'enquête.L'impact est réel.
Mais l'élevage tourne toujours.
La préfecture l'a elle-même reconnu : des irrégularités sont constatées, la mise en demeure est prononcée. Et pourtant, selon ses propres termes, aucun élément ne motive la fermeture immédiate de l'exploitation.
Autrement dit : les animaux de Kerfornan restent dans les mêmes conditions. Eureden et les trois éleveurs concernés n'ont pas réagi, ni répondu aux médias.
C'est précisément pourquoi L214 existe : pour maintenir la pression là où les institutions ferment les yeux. D’ailleurs, nous préparons un recours en responsabilité contre l’État auprès du tribunal administratif de Rennes, pour manquements à sa mission de contrôle vétérinaire dans cet élevage.

« Méthodes de bandits » : quand révéler des infractions devient un crime
Pendant ce temps, la FDSEA 29 a réagi dans la presse. Le syndicat agricole dénonce nos « méthodes de bandits » et un « acharnement contre une profession déjà mal en point ». Et annonce qu’une plainte a été déposée contre L214.
Rendre publiques des images de porcelets castrés à vif, de truies blessées sans soins, de cadavres en décomposition – voilà ce que la FDSEA appelle des méthodes de bandits. Nous assumons.
Nous continuerons. Enquêter, documenter, porter plainte, répondre aux attaques, pousser Eureden et les autres entreprises à rendre des comptes – ce travail a un coût. Il dépend entièrement de votre soutien, parce que L214 refuse les subventions publiques et n'a de comptes à rendre qu'aux animaux et à celles et ceux qui les défendent.
Merci d'être là,
Sébastien Arsac
Directeur des enquêtes
P.-S. Si vous êtes imposable, 66 % de vos dons sont déductibles de votre impôt sur le revenu. Un don de 50 € vous coûte réellement 17 € après réduction d'impôt.