Non à l'élevage intensif de poulets à Noordpeene
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    Non à l’élevage intensif de poulets à Noordpeene (Nord)

    Auteur de la pétition : L214

    Destinataire : Monsieur Michel Lalande, Préfet du Nord.

    Un projet d’extension d’un élevage intensif de poulets est en préparation à Noordpeene, dans le Nord.

    Si ce projet est validé, 55 000 poulets seront enfermés sans accès à l’extérieur. Avec plusieurs cycles d’élevage prévus, ce sont au final 385 000 poulets qui seront exploités chaque année. 

    Les conséquences de ce projet seraient désastreuses à plusieurs niveaux.

    Ce projet soulève des questions quant aux conditions d’élevage des animaux.

    Dans ce type d’élevage, les poulets sont enfermés et entassés toute leur vie. Ils sont exploités pour la production de viande, sont sélectionnés génétiquement et nourris pour produire un maximum de chair en un minimum de temps. La croissance accélérée de leurs muscles est telle que le reste de leur organisme ne peut pas suivre. Beaucoup sont atteints de problèmes cardiaques ou pulmonaires ou n’arrivent même pas à tenir sur leurs pattes.

    Les conditions d’élevage sont propices au développement des parasites et des inflammations cutanées. Les traitements médicamenteux et des vaccinations deviennent indispensables pour y remédier. La nourriture destinée aux animaux contient des antibiotiques/anticoccidiens quasiment tout au long de leur courte vie.

    L’odeur d’ammoniac émanant des fientes pourrait devenir rapidement insupportable. De plus, l’ammoniac occasionne des brûlures sur la peau des oiseaux ainsi que sous leurs pattes. Le nettoyage des bâtiments d’élevage ne serait en effet réalisé que pendant le vide sanitaire, entre chaque bande d’élevage de volailles.

    Cet élevage serait en totale contradiction avec l’article L214-1 du Code rural qui précise que « tout animal étant un être sensible doit être placé par son propriétaire dans des conditions compatibles avec les impératifs biologiques de son espèce ». 

    Ce projet soulève des problèmes sanitaires et environnementaux.

    L’élevage est en soi un facteur de risque pour la santé humaine. Le nombre énorme d’animaux élevés en confinement, dotés d’une variabilité génétique très pauvre, crée les conditions idéales pour l’émergence et la propagation de nouveaux pathogènes. 

    Comme les élevages intensifs sont propices à l’apparition et au développement de maladies infectieuses, les éleveurs sont contraints de distribuer des quantités importantes d’antibiotiques à leurs animaux pour prévenir et traiter les maladies. L’usage massif d’antibiotiques dans les élevages contribue grandement à l’apparition de souches bactériennes résistantes.

    L’impact environnemental des élevages intensifs est également conséquent et aujourd’hui bien documenté : pollution de la terre, de l’eau et des nappes phréatiques, de l’air… Ce modèle d’élevage contribue aux émissions de gaz à effet de serre, d’ammoniac, de nitrates, à la déforestation (causée majoritairement par la culture d’aliments à destination des animaux d’élevages intensifs). 

    Ce projet soulève des problèmes économiques et sociaux

    Ceux qui travaillent dans ce type d’élevage sont exposés à des conditions de travail souvent difficiles, avec des faibles revenus. 

    En France, où le modèle de l’élevage intensif est majoritaire, en 2017, 22 % des agriculteurs vivaient sous le seuil de pauvreté et près de 20 % des agriculteurs français n’ont pas pu se verser un revenu. L’endettement moyen est de 257 100 € chez les éleveurs de « volailles ». Chez les agriculteurs, le risque de suicide est trois fois plus élevé pour les hommes et deux fois plus élevé pour les femmes que pour les autres professions.

    Deux tiers des terres agricoles dans le monde sont consacrées à l’élevage ou à la production d’aliments pour le bétail, alors que près de 800 millions d’humains souffrent de malnutrition. La production de viande contribue à l’insécurité alimentaire des êtres humains les plus pauvres de la planète.

     

    Ce projet soulève également des problèmes locaux concernant chaque riverain.

    En plus de la pollution des eaux et des sols, causée par les épandages et le stockage des effluents, les émissions d’odeurs et de poussières ainsi que le bruit (ventilations, camions…) représentent de véritables nuisances pour les habitants vivant à proximité. 

    Ce projet va à l’encontre de la volonté sociétale puisque 88 % des Français se disent opposés à l’élevage intensif.

    Pour toutes ces raisons, nous, signataires, vous demandons de ne pas donner une réponse favorable à ce projet.

    88%
    des Français sont contre l’élevage intensif1
    87%
    des Français sont défavorables aux méthodes de production ne laissant aucun accès à l’extérieur aux animaux2

    Actualités

     

    • Octobre 2020 : Un dossier de demande d’autorisation d’’exploiter 385 000 poulets par an est déposé à la préfecture du Nord. Consulter le dossier

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