Des amendements veulent faire taire L214
Bonjour
Ce qui se prépare à l’Assemblée nationale est grave.
La semaine dernière, la Commission des affaires économiques a voté un texte qui pourrait sanctionner pénalement les enquêtes révélées par L214 depuis plus de 15 ans pour montrer les conditions de vie et de mise à mort des animaux dans les élevages et les abattoirs.
Derrière le Projet de loi d'urgence pour la protection et la souveraineté agricoles, une offensive sans précédent est en cours : accélérer l’intensification de l’élevage et criminaliser les associations comme L214 qui la dénoncent.
Un amendement bâillon adopté en Commission crée une sanction pénale spécifique pour toute intrusion dans un élevage : jusqu'à 3 ans d'emprisonnement et 45 000 € d'amende. Une peine 3 fois plus lourde que pour une violation de domicile. L’adoption de cet amendement en a fait tomber d’autres, pour quelques jours seulement.
L'objectif est clair : décourager, intimider, faire taire
Ces autres amendements seront certainement redéposés pour la séance plénière du 19 mai, dont un pour créer un délit spécifique pour la captation d'images dans les élevages et les abattoirs. Certains de ces textes ont été explicitement rédigés par la FNSEA.
Autrement dit : empêcher que les images existent. Empêcher que les citoyens et citoyennes sachent. Empêcher que les animaux puissent être vus.
Pourtant, il y a à peine un mois, la justice française reconnaissait que diffuser ces images relève d’une mission d'intérêt général. Ce que les tribunaux ont protégé, ce projet de loi veut l'interdire.
Nous n'avons jamais vu une telle offensive contre les lanceurs et lanceuses d’alerte et contre le droit d’informer sur ce que subissent les animaux. Pourquoi ? Car L214 arrache des avancées pour les animaux : interdiction du broyage des poussins, recul drastiques des poules en cage, condamnations de l’État, repas hebdomadaire végétarien dans les cantines scolaires…
Le 19 mai, tout peut basculer
Rien n’est encore joué. Les votes en commission ne sont pas définitifs. Des parlementaires peuvent encore s'opposer à ces reculs, si la mobilisation est forte et immédiate.
Votre voix compte dans les prochains jours. En quelques clics, interpellez le ou la députée de votre circonscription :
- Saisissez votre adresse pour obtenir les coordonnées de votre parlementaire ;
- Choisissez votre mode d’interpellation, mail ou réseaux sociaux ;
- Indiquez votre nom et votre genre (facultatif, cela permet d’accorder votre message), puis cliquez sur « Créer un message personnalisé ».
- N’hésitez pas à modifier et personnaliser votre message avant l’envoi.
Chaque message envoyé maintient la pression sur les parlementaires. C’est maintenant que cela se joue.
Merci. Ce vote approche, et votre voix peut faire la différence.
L’équipe de L214
P.-S. Cette action se concentre sur les personnes les plus susceptibles d’être influencées par les messages. Si vous n'obtenez pas de résultat via l'outil, c'est que votre parlementaire n'est pas dans le périmètre visé - ce n'est pas un bug.
P.-P.-S. On recrute un ou une dév full stack qui sera co-responsable du développement du nouveau site politique.l214.com. Tous les détails de l’offre par ici.