Le procès : juillet et septembre 2010

Résumé de « Animal Protection Trial – Update September 2010 », publié sur le site de VGT le 29/09/10

Un nombre croissant d’experts judiciaires et de journalistes critiquent ouvertement le procès. Ils dénoncent non seulement le recours à une loi anti-mafia contre des militants d’ONG, mais aussi la façon dont les défendeurs sont traités durant les audiences, ainsi que la longueur extravagante du procès ; celui-ci s’est ouvert en mars 2010. 50 journées d’audiences plus tard, la cour n’en est encore qu’à l’audition des témoins à charge.

Les inculpés n’ont pas été en mesure de travailler depuis le début du procès et s’attendent à être ruinés par les honoraires d’avocats.

Juillet

La demande présentée à la cour par l’un des inculpés, mettant en cause le fait que des élèves de la police occupent des places réservées au public, a mis la juge en colère au point qu’elle lui a demandé de quitter le tribunal. Comme il s’y refusait, elle l’a fait évacuer par la police. Du fait de la brutalité des policiers, il a dû passer la journée suivante à l’hôpital.

Le chef de l’unité spéciale de la police chargé de l’enquête et son second sont venus témoigner. Ils ont été incapables de produire la moindre preuve contre les inculpés et ont répondu à la plupart des questions en disant qu’ils ne se souvenaient plus et qu’il faudrait qu’ils consultent leurs dossiers. Lorsque la défense a demandé comment il se faisait qu’ils n’avaient recueilli aucune preuve après une enquête aussi approfondie, le chef de l’unité spéciale a répondu que les inculpés opéraient de façon très professionnelle.

La juge a refusé aux inculpés le droit de poursuivre leurs contre-interrogatoires des témoins. La défense a demandé qu’ils soient à nouveau appelés à témoigner.

Les audiences, interrompues fin juillet ont repris début septembre.

La cour a entendu le témoignage de l’expert en informatique de la police qui a déclaré n’avoir jamais eu affaire à autant de mails cryptés. Une partie d’entre eux seulement à pu être déchiffrée ainsi que certains mails supprimés. En dehors d’un mail daté du milieu des années 90, dans lequel Martin Balluch, alors en Grande-Bretagne, décrivait à son père une manifestation durant laquelle des actes de vandalisme avaient été commis, l’expert n’a trouvé aucun élément ayant un rapport avec ce procès. D’autre part, il a ajouté que les textes mentionnés par l’expert linguiste* comme ayant été écrits par Martin Balluch n’avaient pas été trouvés sur l’ordinateur de ce dernier mais sur celui de Franz Plank, ancien directeur de VGT, et qu’ils étaient antérieurs à l’arrivée de Martin Balluch en Autriche.

Le procès repose en grande partie sur la capacité de l’accusation à établir qu’il existe bien une organisation criminelle structurée à l’intérieur de laquelle les inculpés coopèrent les uns avec les autres. Or, un récent rapport de l’unité spéciale de la police - qui poursuit toujours son enquête - montre qu’il n’y a pas eu de coopération entre les différents groupes auxquels appartiennent les défendeurs, mais plutôt une longue histoire de franche hostilité.

Un autre expert est venu présenter des données sur la localisation des téléphones portables des inculpés au moment où des délits étaient commis par des auteurs inconnus. Ces données, comme beaucoup d’autres éléments disculpants, sont introuvables dans les dossiers de l’accusation.

* voir Sixième semaine du procès (avril 2010)


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